Underworld 2 Evolution
Titre original : Underworld 2
Un film fantastique de Len Wiseman
Production : Lakeshore Entertainment, Screen Gems Inc
Scénario : Len Wiseman, Danny McBride, Kevin Grevioux
Acteur : Kate Beckinsale, Scott Speedman, Tony Curran, Derek Jacobi
Distribution : Snd
Presse : Personality, Etienne Lerbret
Sortie en salle le mercredi 8 mars 2006
Nouveauté programmée dans 328 salles cette semaine
Film interdit en salle au moins de 12 ans
Américain - 2005 - 1h46 - Couleur
Petites Infos:
Annoncé dès la sortie du premier volet, motivé par un bénéfice flirtant avec les 70 millions dollars, Underworld 2 récupère l'univers et les personnages du premier film en prenant bien soin de demeurer dans la même veine. Normal, donc, de retrouver Len Wizeman à la barre, sa femme Kate Beckinsale dans le rôle principal, et l'invisible Scott Speedman en souffre-douleur. Seulement, faire une suite n'est jamais chose aisée, même si généralement celle-ci bénéficie d'un budget plus conséquent. Le résultat, on l'imagine facilement, et cette critique le prouve.
Histoire:
Marcus (Tony Curran), le premier des vampires, s'échappe du manoir - refuge des vampires en apprenant les dessous de la trahison de Viktor (Bill Nighy). Avec la ferme intention de délivrer son frère William, le premier des lycans, il se met à la recherche de Sélène (Kate Beckinsale), la seule vampire encore en vie capable de localiser l'emplacement du sarcophage. Ce que Marcus ignore, c'est que la belle immortelle est accompagnée dorénavant d'un compagnon de choix, en la personne de Mickael Corwin (Scott Speedman), descendant de la lignée des Corvinus, et accessoirement premier hybride de l'histoire...
Critique:
L'action prend place immédiatement après les évènements du premier, un rapide flash back de 800 ans permettant d'introduire quelques faits nouveaux nécessaires au bon déroulement de l'intrigue. La débandade commence juste après : Marcus, premier des vampires, s'échappe de son cercueil afin de faire le ménage parmi les figurants réchappés du premier volet. Kraven notamment, un des vilains du premier, nous offre la plus courte apparition qui nous ai été donné de voir pour un potentiel fouteur de troubles miraculeusement survivant. Rassurez vous, l'essentiel est là : Kate Beckinsale en tenue de cuir ultra - serrée, et Scott Speedman en remake de Hulk version bleue et pas baraque. Dans les deux cas, de la psychologie allégée qui leur permettra néanmoins de batifoler dans un conteneur le temps d'une journée, histoire d'attendre que le soleil se couche. Niveau scénario, on se bidonne sec : rappelez vous, Corvinus est à l'origine des vampires et des lycans, a enfanté les premiers de chaque espèce. Depuis, William (Lycan) pionce tranquillement dans une prison d'acier très étroite, et Marcus (Vampire) ne pense plus qu'à le libérer pour... probablement pour dominer le monde, un truc comme ça. Si ces inepties se montrent plus ou moins cohérentes dans une première partie, la deuxième les mixe avec de tous nouveaux ingrédients rendant la sauce plutôt indigeste. Alors, pour habiller, les producteurs ont allongé 30 millions de dollars de plus que pour le premier, histoire d'acheter en gros des explosifs, des hectolitres d'hémoglobine, des fourrures, plein de trucs pour faire film d'action. Len Wizeman (réalisateur) n'a plus qu'à remuer sa caméra et à produire du ralenti dernière mode, et le cahier des charges est bouclé.
En Bref:
Un film d'action pas bégueule dès qu'il s'agit de faire péter des trucs, très faible en calories intellectuelles, et donc, dans l'ensemble, très très négligeable. Le couple porteur, déjà pas franchement transcendant dans le premier Underworld, réussit l'exploit de faire encore plus bas de plafond. On se passera du numéro trois, merci.
La panthère rose
Titre original : The Pink Panther
Une comédie de Shawn Levy
Acteur : Steve Martin, Kevin Kline, Jean Reno, Emily Mortimer
Distribution : 20th Century Fox
Presse : Michele Abitbol-Lasry et severine Lajarrige
Sortie en salle le mercredi 8 mars 2006
Nouveauté programmée dans 456 salles cette semaine
Américain - 2005 - 1h35 - Couleur
Histoire:
Lors d'un match de football, Yves Gluant (Jason Statham), l'entraîneur de l'équipe de France, meurt d'une flèche empoisonnée. Le célèbre diamant qu'il portait à son doigt, la Panthère Rose, est volé. Appelé pour diriger l'enquête et trouver le tueur, l'inspecteur Jacques Clouseau (Steve Martin) débarque à Paris. Accompagné du gendarme Gilbert Ponton (Jean Reno), il mène une investigation peu banale...
Critique:
Il est impossible de comparer les talents comiques de Steve Martin (Treize à la douzaine) et Peter Sellers (The Party). L'acteur américain et l'acteur anglais décédé ne jouent pas dans le même registre. Leurs interprétations du célèbre inspecteur français Jacques Clouseau n'a donc pas grand chose à voir. De ce fait, Steve Martin, l'acteur principal du remake des six films La Panthère Rose de Blake Edwards livre ici une performance loufoque et absurde du plus bel effet. Entre quiproquos délirants, sketchs visuels évidents et mimiques d'ahuris, la sauce du film de Shawn Levy (Pour le Meilleur et Pour le Rire) prend. Devant une telle quantité d'humour revendiqué complètement débile, les amateurs du genre ne pourront s'empêcher de se tordre de rire. Au travers du faux accent français de Clouseau, de l'abondance de situations barrées et de noms ridicules donnés aux personnages français (« Vainqueur » pour un entraîneur de football ou « Corbeille » pour un responsable de l'administration), un large public trouvera de quoi rire. Les petits s'amuseront du comique de situation et de répétition. Les grands préféreront les bêtises sexuelles et absurdes. Les deux se rejoindront dans l'appréciation des effets apocalyptiques hilarants de Clouseau.
Le duo Martin-Reno constitue une sorte de buddy movie agréable et qui fonctionne bien. L'aspect froid de l'acteur marocain contraste les nombreux excès de stupidité de l'américain. Au niveau du jeu, seule Beyoncé Knowles, chanteuse des Destiny's Child, gâche la fête. Kevin Kline a déclaré à son sujet : « Si elle a sa place dans le monde de la musique, elle n'est pas faite pour le cinéma ». En effet, on ne peut que regretter une performance plate où Beyoncé joue son propre rôle avec un malaise perceptible. En stars invitées, on note Clive Owen en agent 006 et Mareva Galanter qui fait deux apparitions éclairs en journaliste française.
En Bref:
Pendant presque une heure, La Panthère Rose version 2006 enchaîne à un bon rythme des gags filmés avec précision. Cependant, les dernières minutes pêchent d'une classique retombée scénaristique dans de très légers bons sentiments. La promo du single de Beyoncé apparaît alors évidemment totalement inutile et l'on déplore que les scénaristes, dont Steve Martin, peinent à clôturer rapidement leur histoire.